2022, Interviews

#Biollante 🇫🇷 Interview (English & French)

Biollante is a French industrial & experimental hip hop project welding the experimental extreme metal of Non Serviam and rap collective Gobscrew.

French speakers can get a sense of the strong anarchist/ anti-capitalist beliefs that fuel the music of the Non Serviam collective (Void & Moon) in their lyrics. Here at BAZ we are focussed on the music, but this writer hopes to talk more on the political side with Void & Moon in the future. For the time being, feast on the extraordinary music and enjoy the insight to this latest project in French or English.

Void & Moon sont membres du collectif Non Serviam / non-serviam.bandcamp.com
Ases, Toinz, Tangs et Tinvz sont membres du Gobscrew / gobscrew.bandcamp.com

Void & Moon are members of the Non Serviam collective / non-serviam.bandcamp.com
Ases, Toinz, Tangs and Tinvz are members of the Gobscrew / gobscrew.bandcamp.com

Merci d’avoir accepté cette interview pour Blessed Altar Zine. Votre autre projet Non Serviam a été prolifique. Pourquoi avoir décidé de créer Biollante et en quoi cette vision musicale est-elle différente ?

Thanks for agreeing to this interview for Blessed Altar Zine. Your other project Non Serviam has been prolific. Why did you decide to create Biollante and how is this musical vision different?

Void : La situation ici à Paris a fait qu’un jeune compagnon avec qui nous avons des liens politiques et pas seulement, s’est retrouvé incarcéré suite à une manifestation contre un groupe d’extrême droite et son refus de donner son ADN aux flics. A cette occasion, parmi les initiatives de solidarité qui ont été prises dans cette affaire, nous nous sommes réunis à nombreux, avec des musiciens et des non musiciens, tous ceux et celles qui ont voulu venir ce jour là, pour composer tous ensemble et dans l’urgence une chanson qu’il ne serait pas prêt d’oublier et sur laquelle nous avons laissé un espace libre pour qu’à sa sortie de prison il puisse lui aussi rapper son couplet dessus. Le résultat final (« Le Monde Me Revient Crié ») nous a nous-mêmes surpris par ses croisements stylistiques et on s’est dit qu’il fallait poursuivre l’expérience et réaliser un album. On a donc fait appel au Gobscrew dont tous les membres avaient rappé sur la track et on a fait plusieurs morceaux très différents les uns des autres, mais avec une cohérence globale. Etre prolifique, nous ne le voyons ni comme un problème ni comme une contrainte, ça cohabite très bien avec le fait de saisir les occasions de collaborer avec d’autres univers et d’expérimenter à l’occasion des manières différentes de composer, comme ici.

Tinvz : Effectivement, on est venu enregistrer ce jour là parce qu’un des membres du Gobscrew se trouvait en prison, mais par ailleurs, même si les méthodes de composition, d’enregistrement, les beats proposés sortaient de l’ordinaire et de nos habitudes, on a trouvé ça stimulant. On était nombreux, les idées diverses fusaient et s’émulsionnaient dans la composition qui se construisait au fur et à mesure. On cherche cette inventivité dans notre groupe aussi, mais là ça a pris une autre ampleur. Là où en studio on travaille énormément les prises, là on était plus pris dans une spontanéité, une urgence plus punk. Pour moi qui suis le seul métalleux dans le Gobscrew, ça a été moins dépaysant que pour les autres, pour qui c’était parfois peut-être difficile d’apprivoiser les sonorités plus métalliques, expérimentales et industrielles.

Tangs : J’ai du mal avec le metal, j’en ai jamais écouté avant cette expérience, j’avais pas l’habitude non plus de travailler comme ça, mais j’ai été intrigué par les instrus, je me suis laissé emballer par le projet et j’ai beaucoup aimé le résultat.

Void : The situation here in Paris has led to a young comrade with whom we have political ties and not only, to be incarcerated following a demonstration against an extreme right-wing group and his refusal to give his DNA to the cops. On this occasion, among the initiatives of solidarity that were taken in this case, we gathered together, with musicians and non-musicians, all those who wanted to come that day, to compose all together and in the emergency a song that he would not be ready to forget and on which we left a free space so that at his release from prison he could also rap his verse on it. The final result (“Le Monde Me Revient Crié”) surprised us by its stylistic crossings and we felt we had to continue the experiment and make an album. So we called the Gobscrew whose members had all rapped on the track and we made several other tracks very different from each other, but with a global coherence. Being prolific, we see it neither as a problem nor as a constraint, it cohabits very well with the fact of seizing the opportunities to collaborate with other worlds and to occasionally experiment in different ways of composing, as here.

Tinvz : Tinvz : As a matter of fact, we came to record that day because one of the members of the Gobscrew was in jail, but even if the methods of composition, of recording, the proposed beats were out of the ordinary and of our habits, we found it stimulating. There were many of us, various ideas flowed and emulsified in the composition which was built as we went along. We look for this inventiveness in our band too, but it took another dimension. Where in the studio we work a lot on the takes, here we were more caught up in a spontaneity, a more punkish urgency. For me, as the only metalhead in the Gobscrew, it was less disorienting than for the others, for whom it was sometimes difficult to tame the more metallic, experimental and industrial sounds.

Tangs : I have a hard time with metal, I never listened to it before this experience, I wasn’t used to work like that either, but I was intrigued by the beats, I got excited by the project and I really liked the result.

J’Espère Que Tu Danseras Quelque Part est le premier album de Biollante. De quoi traite l’album et quels sont les thèmes que vous explorez sur ce disque ?

J’Espère Que Tu Danseras Quelque Part is the first Biollante release. What is the album about and what themes are you exploring on the record?

Moon : Le nom du groupe invoque un Kaiju, Biollante, qui se métamorphose tour à tour en rose et en smog toxique, la chanson qui porte son nom l’accueille avec sa capacité de destruction d’un monde qui produit la souffrance, un monde dont il est questions dans la plupart des autres chansons. C’est à l’écoute qu’on peut trouver des parcours de sens entre les morceaux qui vont de l’un à l’autre, autour de la souffrance extrême jusqu’au suicide, de ce que le monde en fait, c’est à dire pas grand chose. Une cohérence s’est constituée petit à petit et on y retrouve des thèmes chers à Non Serviam.

Ases : Je pense que la chanson Penser les Plaies ouvre la question de savoir ce qu’il est possible de faire avec la souffrance, celle de l’autre, la sienne, et propose l’idée que plutôt que le déni ou la relégation des souffrants, il serait souhaitable de la regarder en face, de s’y plonger. Cette chanson de Biollante est un peu particulière parce que c’est un récit, forme qu’on utilise beaucoup plus dans le Gobscrew.

Void : Je rajouterai, a propos de la track de 20 minutes qui clôt le disque, « Pourquoi Pas ? », qu’elle aborde plus spécifiquement le suicide chez les enfants et les adolescents.

Moon : The name of the group invokes a Kaiju, Biollante, who metamorphoses alternately into a rose and a toxic smog, the song that bears his name welcomes him with its capacity to destroy a world that produces suffering, a world that is discussed in most of the other songs. It is in listening that one can find paths of meaning between the songs that go from one to the other, around extreme suffering to suicide, what the world does with it, that is to say not much. A coherence was constituted little by little and one can find there themes dear to Non Serviam.

Ases : I think that the song « Penser les Plaies » (Thinking the Wounds) opens the question of what it is possible to do with suffering, that of the other, one’s own, and proposes the idea that rather than denying or relegating the suffering, it would be desirable to look it in the eye, to plunge into it. This song of Biollante is a little particular because it is a narrative, a form that is used much more in the Gobscrew.

Void : I will add, about the 20 minutes track that closes the record, « Pourquoi Pas ? », that it deals more specifically with suicide among children and teenagers.

Qui sont le Gobscrew et comment est née votre collaboration avec eux sur cet album?

Who are the Gobscrew and how did your collaboration with them on this record come about?

Tangs : le Gobscrew, c’est un groupe de rappeurs qui ont sorti pour l’instant un EP, « en roue libre » vol 1 [https://gobscrew.bandcamp.com/]. On mêle le fantastique et la science fiction, et, dans cet univers fictionnel foisonnant, on veut rapper la révolte. On raconte l’histoire d’une bande de gamins qui se baladent et qui cherchent des rois à tuer, qui cherchent à mettre à mal tous les pouvoirs, et qui rigolent pas avec ça. Notre musique se nourrit du monde tel qu’il est, elle joue avec et contre la pop culture qui environne l’enfance. On raconte une histoire aussi parce qu’on veut se démarquer des codes du « rap conscient » et de sa morale omniprésente qui sert souvent d’excuse à faire de la mauvaise musique, et de la mauvaise politique. La collaboration avec Non Serviam dans Biollante va pour nous dans le sens de la recherche d’une subversion des codes habituels du rap, souvent peu intéressants dans leur manière de vouloir s’installer confortablement dans ce monde, et devenir le Roi alors que le Gobscrew veut le détruire, et puis nous partageons complètement les exigences de Non Serviam quant à la destruction des rapports capitalistes et du monde qui va avec.

Tangs : The Gobscrew is a band of rappers who have released an EP for the moment, “en roue libre” vol 1 [https://gobscrew.bandcamp.com/]. We mix fantasy and science fiction, and, in this abundant fictional universe, we want to rap the revolt. We tell the story of a bunch of kids who go around looking for kings to kill, who try to put all the powers to the test, and who are not kidding with that. Our music feeds off the world as it is, it plays with and against the pop culture that surrounds childhood. We also tell a story because we want to distance ourselves from the codes of “conscious rap” and its omnipresent morality which is often used as an excuse to make bad music, and bad politics. The collaboration with Non Serviam in Biollante goes for us in the direction of the research of a subversion of the usual codes of rap, often not very interesting in their way of wanting to settle comfortably in this world, and to become the King whereas Gobscrew wants to destroy it, and then we share completely the exigencies of Non Serviam as for the destruction of capitalist relations and the world which goes with them.

Quels ont été les plus grands défis dans la réalisation de ce disque ?

What have been the biggest challenges in making this record?

Void : Le plus gros challenge pour moi, ça a été de forcer le Gobscrew à me faire confiance, alors que je n’avais jamais enregistré de rap, d’un point de vue technique et stylistique, ça a été comme un pari qui a marché. Et puis de rassembler de la harpe, des rappeurs, du chant, des cris, de l’électro, du clavecin, et autres choses excitantes qui n’avaient jamais été faites auparavat.

Toinz : On a dû se laisser déposséder de ce qu’il advient de nos prises une fois qu’elles étaient enregistrées, et travailler en direct avec Void alors qu’on a l’habitude de préparer longuement nos textes et notre flow avant d’enregistrer. Finalement le plus gros pari, c’est la combinaison du rap et de l’univers de Non Serviam, mais surtout dans les manières d’enregistrer et de composer, plus encore que dans les types de mélodies ou de rythmiques. Void nous a poussé à opérer d’une façon spontanée et quasi-improvisée qui était nouvelle pour nous et instructive.

Void : The biggest challenge for me was forcing the Gobscrew to trust me on the mixing part of the treatment of their verses, when I had never recorded any hip hop, from a technical and stylistic point of view, it was like a gamble that worked. And then to bring together harp, rappers, singing, screaming, electro, harpsichord, and other exciting things that had never been done before.

Toinz : We had to let ourselves be dispossessed of what happens to our takes once they were recorded, and work live with Void whereas we are used to preparing our texts and our flow for a long time before recording. Finally, the biggest challenge is the combination of rap and Non Serviam‘s universe, but especially in the ways of recording and composing, even more than in the types of melodies or rhythms. Void pushed us to operate in a spontaneous and quasi-improvised way that was new for us and instructive.

Votre identité est entourée de secret. Est-il difficile de maintenir cet

anonymat en tant qu’artistes et interprètes ?

Your identity is shrouded in secrecy. How difficult is it to maintain this anonymity as recording artists and performers?

Void : Dans le cas de Biollante, il n’y a eu aucune difficulté particulière parce que tout a été fait par nous, chez nous, de l’enregistrement au mixage et au mastering, les clips, le graphisme, tout.

Moon : L‘anonymat pour nous, c’est pas nier le fait que la musique vienne de corps qui jouent ou qui chantent, c’est plutôt tenir à ce que les existences anecdotiques de celles et ceux qui font la musique ne prennent pas de place pour celles et ceux qui l’écoutent

Void: In the case of Biollante, there was no particular difficulty because everything was done by us, at home, from the recording to the mixing and mastering, the videos, the artwork, everything.
Moon: For us, anonymity doesn’t mean denying the fact that the music comes from bodies that play or sing, it’s more about making sure that the anecdotal existences of those who make the music don’t take up any space for those who listen to it

Quels sont les plus grands défis auxquels vous êtes confrontés en tant que créateurs de musique indépendants ?

What are the biggest challenges you face as independent music makers?

Void : Évidemment, le plus gros problème c’est l’argent qui manque toujours quand on reste hors des circuits commerciaux habituels. Et puis le manque de couverture, puisque la couverture passe par des formes de copinages et que copinage et anonymat ne font pas bon ménage. Les groupes qui ont plein de frics s’en sortent aussi beaucoup mieux. Nous on en a pas, ni pour le groupe ni individuellement… Mais heureusement il y a des gens passionnés qui cherchent et parlent de leur propre initiative des nouveaux groupes, des nouveaux sons (d’ailleurs merci à toi Tom et BAZ !), sans retour d’ascenseur, seulement par passion, comme nous en fait. C’est une bonne chose dans une époque désespérante ou de nombreux organes de presse se font en réalité payer pour parler de tel ou tel groupe… C’est abject comme les fonctionnements du reste du monde : la bourgeoisie règne et s’organise pendant que le reste trime et crève, dans la musique aussi.

Void : Obviously, the biggest problem is money, which is always lacking when you stay outside the usual commercial circuits. And then the lack of coverage, since coverage comes through forms of cronyism and cronyism and anonymity don’t work well together. Bands that have a lot of money also do much easier. We don’t have any, neither for the band nor individually… But fortunately there are passionate people who look for and talk about new bands, new sounds on their own initiative (thanks to you Tom and BAZ !), without any return, only out of passion, like us in fact. It’s a good thing in a desperate time where many press organs are actually paid to talk about this or that band… It’s abject like the way the rest of the world works: the bourgeoisie reigns and organizes itself while the rest of us toil and die, in music too.

Les réseaux sociaux semblent parfois être un mal nécessaire. Quelle a été votre expérience et quel a été le moyen le plus efficace pour vous de promouvoir ce que vous faites ?

Social media platforms seem like a necessary evil at times. What’s your experience been and what’s been the most effective way for you to promote what you do?

Ases : les réseaux sociaux, c’est de la merde, mais c’est effectivement un mal rendu nécessaire par l’industrie musicale et ses prérogatives capitalistes, comme le travail et l’argent. Alors on est bien obligé de faire avec. Mais c’est du temps pris sur la musique et sur le reste de la vie.

Void : le jour où assez de gens écouteront ma musique, je me passerai volontiers des réseaux sociaux et j’utiliserai le temps passé à la promotion des disques pour faire plus de musique. Le fait de devoir se vendre sur les réseaux sociaux fait passer à la trappe énormément de petits groupes qui font de la musique géniale mais n’ont pas su se vendre aux conditions exigées, et ça c’est triste. L’idée de rendre ma musique publique est arrivée du jour au lendemain il y a quelques années, avant cela, ça ne me paraissait même pas imaginable.

Ases : Social networks are crap, but they are indeed an evil made necessary by the music industry and its capitalist prerogatives, like work and money. So we have to deal with it. But it’s time taken from music and the rest of life.

Void : The day enough people will listen to my music, I will gladly dispense with social networks and use the time spent promoting records to make more music. Having to sell yourself on social media is killing a lot of small bands that make great music but haven’t been able to sell themselves on the terms required, and that’s sad. The idea of going public with my music happened overnight a few years ago, before that it didn’t even occur to me.

Quelle autre musique se fait en ce moment et vous inspire?

What other music is being made at the moment that inspires you?

Toinz : sur les influences rap, on peut citer XXXTentacion, Denzel Curry, Freddy Gibs, $UICIDEBOY$, Clipping, Roll Deep ou Bone Thugs-N-Harmony. Mais on écoute surtout beaucoup de rappeurs français comme Sheldon, Nepal ou La Rumeur.

Void : De mon côté, au niveau de la composition des tracks de Biollante, je peux citer des influences de groupes comme Dälek, the Bug, IC3SPEAK ou Clipping. Je me suis aussi beaucoup intéressé aux structures de la drill anglaise quand on a commencé Biollante. Mais les influences qui m’ont le plus donné envie de démarrer un projet comme Biollante ne sont pas si récentes, je pourrai citer Atari Teenage Riot, les Swans, Techno Animal et Godflesh. Tous ces groupes ont un son qui n’a certainement pas rien à voir, bien que cela n’apparaîtra peut être pas comme une évidence à la première écoute.

Toinz : On rap influences, we can mention XXXTentacion, Denzel Curry, Freddy Gibs, $UICIDEBOY$, Clipping, Roll Deep or Bone Thugs-N-Harmony. But we especially listen to a lot of French rappers like Sheldon, Nepal or La Rumeur.

Void : On my side, as far as the composition of the tracks of Biollante is concerned, I can cite influences from bands like Dälek, the Bug, IC3SPEAK or Clipping. I was also very interested in the structures of UK drill music when we started Biollante. But the influences that made me want to start a project like Biollante are not so recent, I could mention Atari Teenage Riot, the Swans, Techno Animal and Godflesh. All of these bands have a sound that is certainly not unlike anything else, although it may not be obvious at first listen.

Vous avez mentionné Atari Teenage Riot comme une influence. Quel est votre point de vue sur le projet Alec Empire vs Elvis Presley, inspirant ou diabolique ?

You’ve referenced Atari Teenage Riot as an influence. What’s your take on the Alec Empire vs Elvis Presley project, inspirational, or diabolical?

Void : Les deux, disons que ce genre de projets hypomaniaques et tendanciellement contre-productifs (il me semble qu’il lui a été impossible de diffuser ce disque à cause des droits non?) montrent bien que ce type est quand même un peu dingue. Ça nous fait déjà un premier point commun.

Void : Both, let’s say that this kind of hypomanic and counter-productive projects (it seems to me that it was impossible to release this record because of the rights, no?) show that this guy is a bit crazy. That’s already a first common point.

Quel est l’artiste que vous n’avez pas encore rencontré et avec lequel

vous aimeriez collaborer ?

Who’s an artist you haven’t yet met that you’d love to collaborate with?

Void : ic3peak, Jarboe, Julie Christmas, Dalek, Venetian Snares, les membres de Neurosis, Anna Von Hausswof, John Zorn, The Body, etc.

Ases : Clipping et Nepal s’il était encore en vie.

Void : ic3peak, Jarboe, Julie Christmas, Dälek, Venetian Snares, members of Neurosis, Anna von Hausswolff, John Zorn, The Body, etc.

Ases : Clipping and Nepal if he was still alive.

Interview by Tom Osman

Questions translated to French by Void & Moon

Thanks to Biollante for their time. The debut album, J’Espère Que Tu Danseras Quelque Part, will be released on Friday 13th May by Trepanation Recordings. Follow Biollante, Non Serviam and Gobscrew on the links below.

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